7 septembre 2026 : cours de reprise à ICHO KIN DOJO – Bienvenue à nos nouveaux iaidokas

NOS PARTICIPATIONS

De gauche à droite : Gilbert, Jean Jacques Sauvage Senseï, Georges et Dominique




Dimanche 18 janvier 2026 à la VGA de Saint-Maur, l’esprit des samouraïs fait vibrer le iaïdo européen

Une fois encore, le gymnase Gilbert-Noël s’est mué en véritable sanctuaire du sabre japonais.
Le temps d’un dimanche, plus de 70 iaïdokas ont convergé de toute la France, mais aussi de Belgique, d’Allemagne ou d’Italie, pour un stage dirigé par le maître japonais Norio Furuichi sensei, 8ᵉ dan, l’une des plus hautes références mondiales de la discipline. L’événement était organisé par le club parisien Budo XI Iaido, en partenariat avec Icho Kin Iaido, section de la VGA Saint-Maur, devenue au fil des années un pôle incontournable du iaïdo en Île-de-France.
« C’est un immense plaisir de partager en Europe cette discipline qui incarne l’âme du Japon », confie Furuichi sensei. « Voir autant de pratiquants non japonais s’engager avec sincérité dans cette voie me touche profondément. C’est ce qui me motive à revenir, pour les accompagner dans leur progression. » Après l’étape française, le maître poursuivra son périple par la Belgique, l’Allemagne, l’Italie puis la Pologne.
Une voie exigeante héritée des samouraïs
Né de la tradition guerrière des samouraïs, le iaïdo se concentre sur l’art de dégainer le katana et de trancher dans un mouvement unique, fluide et décisif. Loin d’une pratique spectaculaire, cette discipline privilégie l’intériorité : posture, respiration, précision millimétrique du geste et maîtrise de soi en constituent les fondements.
Les pratiquants portent la tenue traditionnelle, le kimono noir et le hakama, cette sorte de jupe culotte dont les sept plis rappellent les vertus cardinales du bushido : bienveillance, honneur, courtoisie, sagesse, sincérité, loyauté et respect de la tradition.


Avec environ 1500 à 1600 licenciés, selon le Comité national de kendo et disciplines rattachées (CNKDR), la France demeure le premier pays européen en nombre de pratiquants. Le iaïdo s’y transmet essentiellement à travers des katas, enchaînements codifiés dans lesquels l’adepte affronte un à quatre adversaires imaginaires. Une quête de perfection où chaque détail compte.
« Nous travaillons l’infime, explique Franck Cengizalp, 5ᵉ dan et plusieurs fois champion de France. Il faut des années pour progresser et cela peut sembler austère pour ceux qui cherchent un résultat immédiat. Je pratique depuis 35 ans et je continue d’apprendre : c’est un chemin sans fin, mais accessible à tous pour peu qu’on accepte de prendre le temps. » Passionné de culture japonaise, Franck est également l’un des rares spécialistes français de la laque traditionnelle, qu’il exerce à Saint-Maur dans son atelier, La Voie Laquée.
Contrairement aux idées reçues, le iaïdo n’est pas un univers réservé aux hommes. Dès le XIIᵉ siècle, des femmes ont marqué l’histoire des arts martiaux japonais, et cette filiation se prolonge aujourd’hui sur les tatamis saint-mauriens. Pratiquantes et pratiquants y partagent la même exigence du geste juste. En France, les femmes représentent désormais près de 25 % des licenciés, une proportion en constante progression.




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